Trébizonde la profonde – Batumi à l’infini

Pour des raisons logiques d’attachement à ces deux villes, nous avons décidé de ne faire qu’un seul article sur Trabzon en Turquie et Batumi en Georgie, chacune d’un côté de la frontière.

Pour cet article un grand merci à Marielle et Thomas qui ont adopté Trabzon dans leurs cœurs et ont pu nous livrer tous ses secrets, et pour leurs conseils sur le poético-tourisme. Merci aussi à tous les Turcs croisés sur notre route qui nous ont répété « Batumi, super ! ».

Nous avions décidé de passer par Trabzon (Trébizonde en Français) pour faire nos visas Iraniens. Il y a quelques années de cela, la démarche était très simplifiée et le visa était délivré dans la journée. Impossible de trouver des informations récentes.

Nous voilà donc à Trabzon un soir, à la recherche d’un petit snack ou resto pour nous sustenter. Et si nous rejoignions le bord de mer ? Ah ce bord de mer ! Quel calme… Voici un restaurant en vue ! Nous traversons le charmant périph’ qui longe la plage, le restaurant est situé entre deux voies rapides. Je crois que c’est à ce moment exact que la magie Trébizonde a commencé à opérer.

Le lendemain matin, c’est plein d’espoir et armés de nos passeports (et voile pour ma part) que nous traversons Trébizonde la charmante pour nous rendre au consulat Iranien. C’est avec un sourire radieux que la dame à l’entrée nous tend un tout petit bout de papier avec deux adresses mail en nous susurrant « autorisation number ! ». C’est là que nous tombons sur un couple de voyageurs en train de râler (ah certainement des Français !).

Autour d’un çay, Marielle et Thomas nous racontent leur merveilleuse aventure Trébizonde. Il faut savoir qu’au départ, pour faire une demande de visa Iranien il vous faut avant tout une invitation officielle, validée par l’ambassade de France. Aujourd’hui il existe des agences (Iranianvisa pour ne citer que notre favorite) qui vous extorquent que vous payez pour obtenir ce numéro d’autorisation. Marielle et Thomas, mieux organisés que nous, ont effectué la demande 10 jours avant d’arriver à Trabzon puisqu’il est censé arrivé en 10 jours ouvrés. Lors de notre rencontre ils étaient à Trabzon depuis une semaine, sans nouvelles.

Pour en savoir plus sur leur séjour à Trébizonde, rendez-vous sur leur site « Objectif Nouilles ».

N’hésitez pas à passer par le consulat Iranien pour saluer la charmante secrétaire au sourire envoûtant.

Nous décidons donc de lancer la demande pour le numéro, de le récupérer à Tbilissi et d’en profiter pour visiter la Géorgie.

En deux coups de stop nous voilà à Batumi. Nous traversons notre première frontière terrestre.

Ah Batumi…

Où le luxe pour touristes Russes côtoie sans complexe la misère. C’est au détour d’une rue quelconque que l’on tombe sur de charmants casinos, imposants, cachant presque les tours en ruines. Traversez les ruelles sombres, pleines de maisons faites de tôles pour tomber sur un opulent complexe hôtelier…

Ne résistez pas au plaisir de réserver un hôtel, fermé, qui n’existe plus, peut-être. Offrez vous le luxe d’un taxi qui vous engueule parce qu’il ne trouve pas l’adresse et vous lâche donc devant une boîte de strip-tease/hôtel de passe. Et enfin, si le cœur vous en dit, partez sur la piste des horaires de minibus, les chauffeurs vous donneront sûrement quelques indices !

Dans les rues, ventre à bière, nombril apparent et regard assassin sont de rigueur !

 

Pour clore cet article :

  • Si l’envie vous prenait de passer par Trébizonde la Grande, abstenez vous !
  • Si vous croisez ne serait-ce qu’un Turc qui vous assure en lançant un baiser du bout des doigts que « Batumi, super ! », fuyez !

P.C.