23/08/2015 Benjamin

Le Mali, deux ans plus tard

C’est très exactement deux ans après notre première visite que nous voilà de nouveau sur le sol Malien.

Nous nous rendons au Mali pour réaliser une vidéo StovePlus, un programme de l’ONG GERES (voir le web-documentaire et le reportage photo réalisés en 2013). Mais nous décidons de rester une semaine de plus pour en profiter. Pendant le tournage, nous rencontrons à nouveau les acteurs de la filière de foyers améliorés : ouvriers soudeurs, céramistes, revendeurs et utilisateurs.

En attendant le film StovePlus, voici un extrait.

 

 

Et puis on a retrouvé Daouda, la terre rouge, la chaleur, l’humidité, la musique, le captain frit, l’alloco, nos noms maliens, les sourires, les wax de toutes les couleurs, les mangues et les histoires.

Daouda nous a fait découvrir le dernier album de Tiken Jah Fakoly et il y’a un morceau que j’ai eu envie de partager à chaque écoute et qui a chaque écoute a fait écho. C’est maintenant qu’il faut l’écouter, pour passer un peu outre les idées véhiculées par nos chers medias sur le Mali. Elle s’appelle tout simplement Viens voir.

Le Mali c’est le premier pays d’Afrique de l’Ouest que l’on a visité, le seul pour le moment, c’est peut-être pour ça. Mais c’est un coup de coeur, pas dans le sens « wahou, quelle claque ! », mais c’est simple. Au Mali on se sent bien, on prend le rythme. Le fait que la majorité des gens parle français aide sûrement.

 

 

C’est assez drôle de visiter un pays pour la deuxième fois, on le voit avec un oeil tout à fait différent. Pour notre part, toujours grand ouvert et admiratif. Malgré toutes les traditions et coutumes on se sent vite comme à la maison.

 

 

Saviez-vous qu’au Mali il y’a des mots à ne pas prononcer après le coucher du soleil ? Le sel, le poivre, le charbon, le piment, les aiguilles et les lames de rasoir. On ne peut pas en acheter non plus la nuit tombée, mais on peut les utiliser. Prononcer ces mots la nuit attire les mauvais esprits.

On a aimé faire le Grain parce que concrètement on ne fait rien. On s’assoit entre hommes (eh ouais !) et on boit le thé, on refait le monde. Le thé est passé trois fois dans une toute petite théière avec beaucoup de sucre.

 

 

On a aimé aller se rincer dans le Niger en fin de journée.

On a aimé pouvoir se présenter à nouveau avec nos noms maliens et faire des cousinages avec tout le monde. Il s’agit de se taquiner en fonction des noms de familles : « bouffeur de haricots » pour les Coulibaly ( Benjamin étant l’un des leurs et moi aussi depuis un an ), « toi tu es tout petit », « lui c’est mon fils », « toi tu es mon esclave »… C’est un peu les formules de politesse quand on se rencontre.

 

Partout dans les rues, les enseignes publicitaires illustrent bien l’ambiance que l’on ressent au Mali. La gaieté toute simple. On oublie le marketing sophistiqué, on invite simplement le passant à entrer.

 

Et puis on quitte le Mali, le coeur gros à l’aéroport de quitter à nouveau Daouda, mais c’est pas grave, « on est ensemble ». Et ça c’est une expression très belle et très forte qu’on apprend là-bas et qui ne s’explique pas ailleurs. Alors « Viens vois ».

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